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8 novembre 2005

 

Deuxième assassinat d'un avocat du procès de Saddam Hussein

 

Adil al-Zoubeïdi,

 

l’avocat de l'ancien vice-président Taha Yassine Ramadan qui comparaît au côté de  Saddam Hussein ,

tué par balles à Bagdad

 

 

 

 

Des inconnus ont ouvert le feu à Bagdad sur deux avocats de la défense au procès de Saddam Hussein, tuant l'un d'eux et blessant l'autre, apprend-on de sources policières et judiciaires.

 

Adil al-Zoubeïdi, qui n'a pas survécu à l'attaque, et son confrère Samir Hamoud al Khouzaïe, qui n'est que légèrement blessé, assuraient la défense de Barzane al Tikriti, frère de Saddam Hussein, et de l'ancien vice-président Taha Yassine Ramadan, qui comparaissent tous deux au côté de l'ancien maître de Bagdad.

 

La police irakienne précise que l'attaque s'est produite dans le quartier de Hay al Adil, dans l'ouest de la capitale irakienne.

 

Zoubeïdi est le deuxième avocat à payer de sa vie sa participation au procès de Saddam Hussein. Le 20 octobre, au lendemain de la première audience, un autre avocat, Me Saadoun al Djanabi, avait été assassiné.

 

Djanabi assurait la défense d'Aouad al Bander, un ancien juge poursuivi lui aussi dans l'affaire du massacre de Doudjaïl. Des témoins ont affirmé qu'il avait été enlevé par des hommes se présentant comme des fonctionnaires du ministère de l'Intérieur. Le gouvernement a démenti toute implication dans sa mort.

 

Ce nouvel assassinat visant la défense de Saddam Hussein et de ses sept coaccusés devrait accentuer les inquiétudes relatives à la sécurité des avocats.

 

Lundi, les juristes chargés de la défense de Saddam Hussein avaient réclamé que le procès soit transféré hors d'Irak afin d'assurer leur sécurité.

 

Mardi, Issam Ghazaoui, porte-parole du comité de défense à Amman, a réagi à ce nouveau meurtre en soulignant qu'il était impossible de "croire qu'un procès équitable puisse se dérouler dans de telles conditions d'insécurité".

 

"Il ne peut y avoir de procès équitable si les témoins, les juges et les avocats ne bénéficient pas des mêmes garanties de sécurité", a-t-il ajouté.

 

Saddam Hussein et sept de ses anciens collaborateurs sont accusés de crimes contre l'humanité pour la mort de 148 personnes tuées en représailles à une tentative d'assassinat de l'ancien président irakien, en 1982 dans le village à majorité chiite de Doudjaïl.

 

Au terme de la première audience, le procès a été ajourné au 28 novembre, le juge ayant constaté que des témoins étaient trop effrayés pour témoigner.

 

BAGDAD (Reuters) -

 

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