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MEXIQUE

9 mai 2007

Nouvelles menaces contre

Yesica Sánchez Maya

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avocate   de la Liga Mexicana para la Defensa de los Derechos Humanos (LIMEDDH, Ligue mexicaine des droits de l'homme)

 menacée d'une arrestation

Source : AI   AMR 41/060/2006
AU 334/06
 

 

Yesica Sánchez Maya, avocate, travaille pour la Liga Mexicana para la Defensa de los Derechos Humanos (LIMEDDH, Ligue mexicaine des droits de l'homme).

Depuis novembre 2006, elle fait   l’objet d’un mandat d’arrêt qui ne semble pas fondé.(Voir : http://www.idhae.org/fr-page4.1.mex9.htm )

Le personnel de la LIMEDDH a été menacé et harcelé en novembre 2006 (voir l’AU 292/06, AMR 41/046/2006 du 2 novembre 41/046/2006).

Or, le 28 avril 2007, le domicile d’Aline Castellanos,l’une des dirigeantes du Consorcio para el Diálogo Parlamentario y la Equidad, l’Association pour le dialogue parlementaire et l’équité, a été fouillé et cambriolé alors que la veille, un juge avait décerné un mandat d’arrêt contre cette femme, qui a déjà fait l’objet de deux précédents mandats. Ces derniers avaient été annulés par injonction fédérale.
Le 28 avril, Aline Castellanos a assisté à une réunion d’organisations de femmes à Oaxaca. En rentrant chez elle, à minuit, elle a constaté que son domicile avait été cambriolé, et que seuls son passeport et du liquide avaient été volés. Aucun objet de valeur ne manquait.
En sa qualité de membre dirigeant du Consorcio para el Diálogo Parlamentario y la Equidad, l’Association pour le dialogue parlementaire et l’équité, Aline Castellanos recense et rend publiques les violations des droits humains perpétrées à Oaxaca depuis le début des grandes manifestations, en juin. Elle est actuellement menacée d’une arrestation pour des infractions pénales dont elle est vraisemblablement innocente.

Si Aline Castellanos et Yesica Sánchez venaient à être appréhendées, Amnesty International craint qu’elles ne subissent le même traitement que d’autres militants des droits humains et que les membres de l’Asamblea Popular del Pueblo de Oaxaca (APPO, Assemblée populaire du peuple d’Oaxaca) arrêtés pendant les manifestations d’Oaxaca. Pour obtenir des informations récentes sur les tortures et autres formes de mauvais traitements infligés aux personnes détenues, veuillez consulter l’AU 92/07 (AMR 41/071/2007).
Amnesty International craint que les défenseurs des droits humains de l’État d’Oaxaca, qui mènent des activités pourtant légitimes et n’ont commis aucune infraction, ne soient victimes, pour des motifs politiques, d’arrestations arbitraires, de mauvais traitements et d’inculpations reposant sur des preuves inventées. En effet, de nombreuses atteintes similaires ont eu lieu depuis qu’une grève d’enseignants a déclenché une crise politique dans cet État en mai 2006.


INFORMATIONS GÉNÉRALES

En mai 2006, des enseignants ont entamé une grève dans l’État d’Oaxaca pour réclamer une rémunération plus élevée et de meilleures conditions de travail, occupant la place principale d’Oaxaca. Le 14 juin, la police de l’État a tenté d’évacuer les grévistes en ayant recours à une force excessive. Ces événements sont à l’origine de la création de l’Asamblea Popular del Pueblo de Oaxaca (APPO, Assemblée populaire du peuple d’Oaxaca), un groupement d’organisations sociales et politiques qui réclame la démission du gouverneur de l’État. Alors que les violences s’intensifiaient, des policiers armés en tenue civile ont procédé à l’arrestation arbitraire de nombreux manifestants, et les auraient fait inculper sur la base d’éléments inventés de toutes pièces. Plusieurs sympathisants de l’APPO ayant été blessés ou tués par balle en août et en septembre, les grévistes ont érigé des barricades afin de mainten ir la police à l’écart des zones clés de la ville. En octobre, la police fédérale est entrée dans la ville et a procédé à une vague d’arrestations, qui a donné lieu à de nombreuses plaintes pour mauvais traitements. Les derniers affrontements de grande ampleur ont eu lieu le 25 novembre ; des édifices publics ont été gravement endommagés et plus de 140 personnes ont été appréhendées. Au moins 35 d’entre elles sont toujours détenues en raison de ces événements, tandis que de nombreux autres manifestants sont en liberté sous caution et attendent d’être jugés.

ACTION RECOMMANDÉE : dans les appels que vous ferez parvenir le plus vite possible aux destinataires mentionnés ci-après (en espagnol ou dans votre propre langue) :
- demandez que soit menée dans les meilleurs délais une enquête impartiale et approfondie sur le cambriolage perpétré au domicile d’Aline Castellanos et que les responsables présumés soient traduits en justice ;

  • déclarez-vous préoccupé par la sécurité de Yesica Sánchez et Aline Castellanos, deux défenseures des droits humains qui risquent d’être placées en détention et poursuivies en justice sans motif valable, semble-t-il, et en représailles aux activités pourtant légitimes qu’elles ont menées dans le domaine des droits de la personne ;
  • exhortez les autorités à prendre les mesures nécessaires pour qu’Aline Castellanos et Yesica Sánchez soient protégées de toute forme de torture ou de mauvais traitements ;
  • demandez l’ouverture d’une enquête sur les cas d’instrumentalisation du système judiciaire dans le but d’entraver les activités légitimes de défenseurs des droits humains et priez les autorités de garantir la sécurité de ces militants ainsi que leur droit de poursuivre leur travail ;
  • rappelez aux autorités qu’en vertu de la Déclaration sur le droit e t la responsabilité des individus, groupes et organes de la société de promouvoir et protéger les droits de l’homme et les libertés fondamentales universellement reconnus, les défenseurs des droits humains sont en droit de poursuivre leurs activités sans restriction ni crainte de représailles.
    APPELS À :

Ministre de l’Intérieur :
Lic. Francisco Javier Ramírez Acuña
Secretario de Gobernación, Secretaría de Gobernación
Bucareli 99, 1er. piso, Col. Juárez, Del. Cuauhtémoc, México D.F., C.P.06600, Mexique
Fax : +52 55 5093 3414
Formule d’appel : Señor Secretario, / Monsieur le Ministre,

Procureur général de la République :
Lic. Eduardo Medina-Mora Icaza
Procurador General de la Republica
Procuraduría General de la República, Paseo de la Reforma nº 211-213, Piso 16,
Col. Cuauhtémoc, Del. Cuauhtémoc, México D.F., C.P. 06500, Mexique
Fax : +52 55 53 46 09 08 (Si une personne décroche, veuillez dire : « Tono de fax, por favor »)
Courriers électroniques : ofproc@pgr.gob.mx
Formule d’appel : Señor Procurador General, / Monsieur le Procureur général,

Gouverneur de l’État d’Oaxaca :
Lic. Ulises Ruiz Ortiz
Gobernador del Estado de Oaxaca
Carretera Oaxaca-Puerto Angel, Km. 9.5, Santa María Coyotepec, Oaxaca, Oaxaca C. P. 71254 Mexique
Fax : +52 951 502 0530 (Si une personne décroche, veuillez dire : « Tono de fax, por favor »)
Courriers électroniques : gobernador@oaxaca.gob.mx
Formule d’appel : Señor Gobernador, / Monsieur le Gouverneur,

Procureur de l’État d’Oaxaca :
Lic. Evencio Nicolás Martínez Ramírez
Procurador del Estado de Oaxaca
Avenida Luis Echeverría s/n, Col. La Experimental, San Antonio de la Cal, Oaxaca, Oaxaca 71236, Mexique
Fax : +52 951 511 5519
Formule d’appel :
Estimado Procurador, / Monsieur le Procureur,


COPIES À

Liga Mexicana por la Defensa de los Derechos Humanos
Calle Murguía 600, Col. Centro, Oaxaca, Oaxaca
C.P. 68000 Mexique
Fax : + 52 95 1514 5298
Courriers électroniques :
ligamexicana@prodigy.net.mx

ainsi qu'aux représentants diplomatiques du Mexique dans votre pays.



MERCI D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.

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