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Yesica Sánchez Maya, avocate, travaille pour la Liga Mexicana para la Defensa de los
Derechos Humanos
(LIMEDDH, Ligue mexicaine des droits de l'homme).
Depuis novembre 2006, elle fait l’objet d’un mandat d’arrêt qui ne semble
pas fondé.(Voir : http://www.idhae.org/fr-page4.1.mex9.htm
)
Le personnel de la LIMEDDH a été
menacé et harcelé en novembre 2006 (voir l’AU 292/06, AMR 41/046/2006 du 2
novembre 41/046/2006).
Or, le 28 avril 2007, le domicile
d’Aline Castellanos,l’une des dirigeantes du Consorcio
para el Diálogo Parlamentario
y la Equidad, l’Association pour le dialogue
parlementaire et l’équité, a été fouillé et cambriolé alors que la veille, un
juge avait décerné un mandat d’arrêt contre cette femme, qui a déjà fait
l’objet de deux précédents mandats. Ces derniers avaient été annulés par
injonction fédérale.
Le 28 avril, Aline Castellanos a assisté à une
réunion d’organisations de femmes à Oaxaca. En rentrant chez elle, à minuit,
elle a constaté que son domicile avait été cambriolé, et que seuls son
passeport et du liquide avaient été volés. Aucun objet de valeur ne manquait.
En sa qualité de membre dirigeant du Consorcio para
el Diálogo Parlamentario
y la Equidad, l’Association pour le dialogue
parlementaire et l’équité, Aline Castellanos
recense et rend publiques les violations des droits humains perpétrées à
Oaxaca depuis le début des grandes manifestations, en juin. Elle est
actuellement menacée d’une arrestation pour des infractions pénales dont elle
est vraisemblablement innocente.
Si Aline Castellanos et Yesica
Sánchez venaient à être appréhendées, Amnesty
International craint qu’elles ne subissent le même traitement que d’autres
militants des droits humains et que les membres de l’Asamblea
Popular del Pueblo de
Oaxaca (APPO, Assemblée populaire du peuple d’Oaxaca) arrêtés pendant les
manifestations d’Oaxaca. Pour obtenir des informations récentes sur les
tortures et autres formes de mauvais traitements infligés aux personnes
détenues, veuillez consulter l’AU 92/07 (AMR 41/071/2007).
Amnesty International craint que les défenseurs des droits humains de l’État
d’Oaxaca, qui mènent des activités pourtant légitimes et n’ont commis aucune
infraction, ne soient victimes, pour des motifs politiques, d’arrestations
arbitraires, de mauvais traitements et d’inculpations reposant sur des
preuves inventées. En effet, de nombreuses atteintes similaires ont eu lieu
depuis qu’une grève d’enseignants a déclenché une crise politique dans cet
État en mai 2006.
INFORMATIONS GÉNÉRALES
En mai 2006, des enseignants ont
entamé une grève dans l’État d’Oaxaca pour réclamer une rémunération plus
élevée et de meilleures conditions de travail, occupant la place principale
d’Oaxaca. Le 14 juin, la police de l’État a tenté d’évacuer les grévistes en
ayant recours à une force excessive. Ces événements sont à l’origine de la
création de l’Asamblea Popular
del Pueblo de Oaxaca (APPO, Assemblée populaire du
peuple d’Oaxaca), un groupement d’organisations sociales et politiques qui
réclame la démission du gouverneur de l’État. Alors que les violences
s’intensifiaient, des policiers armés en tenue civile ont procédé à
l’arrestation arbitraire de nombreux manifestants, et les auraient fait
inculper sur la base d’éléments inventés de toutes pièces. Plusieurs
sympathisants de l’APPO ayant été blessés ou tués par balle en août et en
septembre, les grévistes ont érigé des barricades afin de mainten
ir la police à l’écart des zones clés de la ville.
En octobre, la police fédérale est entrée dans la ville et a procédé à une
vague d’arrestations, qui a donné lieu à de nombreuses plaintes pour mauvais
traitements. Les derniers affrontements de grande ampleur ont eu lieu le 25
novembre ; des édifices publics ont été gravement endommagés et plus de
140 personnes ont été appréhendées. Au moins 35 d’entre elles sont toujours
détenues en raison de ces événements, tandis que de nombreux autres
manifestants sont en liberté sous caution et attendent d’être jugés.
ACTION RECOMMANDÉE : dans les appels que vous ferez
parvenir le plus vite possible aux destinataires mentionnés ci-après (en
espagnol ou dans votre propre langue) :
- demandez que soit menée dans les meilleurs
délais une enquête impartiale et approfondie sur le cambriolage perpétré au
domicile d’Aline Castellanos et que les
responsables présumés soient traduits en justice ;
- déclarez-vous préoccupé par la sécurité de Yesica Sánchez et Aline Castellanos, deux défenseures des droits humains qui
risquent d’être placées en détention et poursuivies en justice sans
motif valable, semble-t-il, et en représailles aux activités pourtant
légitimes qu’elles ont menées dans le domaine des droits de la
personne ;
- exhortez les autorités à prendre les mesures nécessaires
pour qu’Aline Castellanos et Yesica Sánchez soient
protégées de toute forme de torture ou de mauvais traitements ;
- demandez l’ouverture d’une enquête sur les cas
d’instrumentalisation du système judiciaire dans le but d’entraver les
activités légitimes de défenseurs des droits humains et priez les
autorités de garantir la sécurité de ces militants ainsi que leur droit
de poursuivre leur travail ;
- rappelez aux autorités qu’en vertu de la Déclaration sur le
droit e t la responsabilité des individus, groupes et organes de la
société de promouvoir et protéger les droits de l’homme et les libertés
fondamentales universellement reconnus, les défenseurs des droits
humains sont en droit de poursuivre leurs activités sans restriction ni
crainte de représailles.
APPELS À :
Ministre de l’Intérieur :
Lic. Francisco Javier Ramírez
Acuña
Secretario de Gobernación,
Secretaría de Gobernación
Bucareli 99, 1er. piso,
Col. Juárez, Del. Cuauhtémoc, México
D.F., C.P.06600, Mexique
Fax : +52 55 5093 3414
Formule d’appel : Señor Secretario, / Monsieur
le Ministre,
Procureur général de la République :
Lic. Eduardo Medina-Mora Icaza
Procurador General de la Republica
Procuraduría General de la República,
Paseo de la Reforma nº 211-213, Piso
16,
Col. Cuauhtémoc, Del. Cuauhtémoc, México D.F., C.P.
06500, Mexique
Fax : +52 55 53 46 09 08 (Si une
personne décroche, veuillez dire : « Tono
de fax, por favor »)
Courriers électroniques : ofproc@pgr.gob.mx
Formule d’appel : Señor Procurador General, /
Monsieur le Procureur général,
Gouverneur de l’État d’Oaxaca :
Lic. Ulises Ruiz Ortiz
Gobernador del Estado de Oaxaca
Carretera Oaxaca-Puerto
Angel, Km. 9.5, Santa María Coyotepec, Oaxaca,
Oaxaca C. P. 71254 Mexique
Fax : +52 951 502 0530 (Si une
personne décroche, veuillez dire : « Tono
de fax, por favor »)
Courriers électroniques : gobernador@oaxaca.gob.mx
Formule d’appel : Señor Gobernador, / Monsieur
le Gouverneur,
Procureur de l’État d’Oaxaca :
Lic. Evencio Nicolás Martínez Ramírez
Procurador del Estado de Oaxaca
Avenida Luis Echeverría
s/n, Col. La Experimental, San Antonio de la Cal,
Oaxaca, Oaxaca 71236, Mexique
Fax : +52 951 511 5519
Formule d’appel : Estimado Procurador, / Monsieur le Procureur,
COPIES À
Liga Mexicana por la Defensa de los Derechos Humanos
Calle Murguía 600, Col. Centro, Oaxaca, Oaxaca
C.P. 68000 Mexique
Fax : + 52 95 1514 5298
Courriers électroniques :
ligamexicana@prodigy.net.mx
ainsi qu'aux représentants diplomatiques du Mexique dans votre pays.
MERCI D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.
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