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Haytham al Maleh , avocat de soixante-dix-huit ans a été convoqué par
téléphone à la section de la Sécurité politique de Damas le 13 octobre
2009, par un agent de la Sécurité politique . Haytham al Maleh a refusé de s’y
présenter . Haytham al Maleh est l’un des avocats de Muhannad al-Hassani,
lui aussi défenseur des droits de l'homme et actuellement emprisonné
Le lendemain, il a été
arrêté à son bureau. Bien que les autorités syriennes aient refusé de
révéler où il se trouvait, certains défenseurs des droits de l'homme
syriens pensent qu’il pouvait être détenu à la section de la Sécurité
politique de Damas. Il a disparu
pendant 5 jours, pour ne réapparaître
que le 19 Octobre 2009 lorsqu' il a été transféré dans les locaux de la
police militaire à Qaboun, un autre quartier de la capitale syrienne.
Les autorités syriennes
n’ont pas indiqué les motifs de l’arrestation de Haytham al Maleh. Il semblerait que la disparition de M.
al-Maleh soit liée à un entretien téléphonique avec un journaliste de la chaîne de
télévision Barada TV, liée à l'opposition syrienne et basée à Londres.
Dans cette interview, Haytham al Maleh a parlé de l’emprisonnement d’autres
défenseurs des droits humains, notamment du cas récent du prisonnier
d’opinion Muhannad al Hassani, qui est détenu et poursuivi en raison de
ses activités pacifiques et légitimes de défense des prisonniers
politiques. Le travail de ce dernier consistait notamment à jouer le rôle
d’observateur lors des procès de ces prisonniers, qui se déroulent
généralement devant la Cour suprême de sûreté de l’État. Les audiences de
cette instance sont loin d’être conformes aux normes internationales
d’équité des procès.
Dans son interview, il a
également indiqué que, bien que les autorités syriennes « disposent de
vastes ressources sous la forme de l’armée, des services de renseignement
et de la police, ainsi que d’armes et de tous les moyens d’oppression,
elles se cachent derrière des lois qui n’ont aucun fondement logique,
juridique ou même juste », et il a déclaré que les forces de sécurité
syriennes pouvaient « commettre des crimes en toute impunité ». Il a
critiqué les lois « d’exception » en vigueur depuis 1964, qui sont
utilisées pour restreindre la liberté d’expression et d’association. Il a
en outre évoqué la corruption au sein du gouvernement et le fossé qui se
creuse sans cesse entre les riches et les pauvres en Syrie.
Le 20 octobre, il a comparu
devant le tribunal militaire lors d'une audience préliminaire. Le
procureur général militaire, qui a dressé les charges qui pèsent contre
lui: « avoir insulté le président », « avoir insulté le pouvoir
judiciaire », « avoir diffusé de fausses informations en Syrie, qui
pourraient affaiblir le moral de la nation » et « avoir affaibli le
sentiment nationaliste ». Le cas de Haitham al-Maleh a été soumis au Groupe de travail sur la détention
arbitraire (le 27 Octobre 2009) afin qu'il soit libéré ou qu'il bénéficie
au moins d'un procès équitable conforme aux normes internationales des
droits de l'homme.
Haytham
al Maleh, a été inculpé le 3 novembre 2009 par un juge militaire pour «
diffusion de fausses nouvelles » au sujet de la situation des droits de
l'homme en Syrie. S’il est reconnu coupable, il encourt jusqu’à quinze
ans d’emprisonnement.
. Haitham al-Maleh est
actuellement incarcéré à la prison Adra à Damas. Haytham al Maleh
souffre de diabète et d’hyperthyroïdie. Ces deux pathologies nécessitent
la prise régulière de médicaments adaptés, un régime et une surveillance
médicale, sans quoi son état de santé pourrait se détériorer.
Au cours de sa carrière de défenseur des droits de l'homme, Haithem
al-Maleh a été harcelé à plusieurs reprises, accusé et emprisonné pour
ses activités en Syrie où il a défendu des personnes en s'opposant
souvent à des décisions prises par les autorités ou des forces de
sécurité. Il a été emprisonné auparavant entre 1980 et 1987 à cause de sa
profession d'avocat. En 2002, il a été traduit devant un tribunal
militaire pour avoir publié un magazine au Liban, mais a été libéré plus
tard suite à une décision prise par le Président de la République, Bashar
al-Assad. Par la suite, sa licence d'avocat lui a été retirée en 2004, il
a été plusieurs fois été interdit de voyager et de donner des
conférences.
ACTION RECOMMANDEE :
Appeler les
autorités syriennes à :
veiller
à ce qu’il ne soit ni torturé, ni victime d’autres formes de mauvais
traitements, en leur rappelant que la Syrie est partie à la Convention
des Nations unies contre la torture et autres peines ou traitements
cruels, inhumains ou dégradants ;
libérer
immédiatement et sans condition Haitham Al Maleh, et à garantir son
intégrité physique et psychologique en toute circonstance.
demandez
instamment que cet homme soit autorisé sans délai à recevoir lan
visite de ses proches et à se mettre en relation avec l’avocat de son
choix, ainsi qu’à recevoir tous les soins médicaux dont il pourrait avoir
besoin.
cesser
tout type d’actes d’harcèlement à son égard et à l’égard des défenseurs
des droits de l’homme syriens et des militants de la société civile en
général, conformément aux dispositions de la Déclaration sur les
défenseurs des droits de l’homme de l’ONU, adoptée par l’Assemblée
générale des Nations Unies le 9 décembre 1998.
se
conformer aux normes du droit international des droits de l’homme tels
qu’exprimés dans la Déclaration de Barcelone et dans d’autres instruments
internationaux auxquels la République arabe de Syrie est un État
Partie.
LES ADRESSES .
Président de la République
:
Bashar al-Assad
Presidential Palace
al-Rashid Street
Damascus
République arabe syrienne
Fax : +963 11 332 3410
Formule d’appel : Your Excellency, / Monsieur le Président,
Ministre de l’Intérieur :
His Excellency Major S’aid Mohamed Samour
Minister of Interior
Ministry of Interior
‘Abd al-Rahman Shahbandar Street
Damascus
République arabe syrienne
Fax : +963 11 222 3428
Formule d’appel : Your Excellency, / Monsieur le Ministre,
Copies à :
Ministre des Affaires étrangères :
His Excellency Walid al-Mua’llim
Minister of Foreign Affairs
Ministry of Foreign Affairs
‘Abu Rummaneh
al-Rashid Street
Damascus
République arabe syrienne
Fax : +963 11 332 7620
Formule d’appel : Your Excellency, / Monsieur le Ministre,
Veuillez également adresser
des copies aux représentants diplomatiques de la Syrie dans votre pays.
AGISSEZ AU PLUS VITE !
MODELE DE LETTRE
AGISSEZ AU PLUS VITE !
(Remerciements à isalives.be
)
[Your name here]
Your Excellency
I would like to express my concern about the situation of Haytham
al- Malah, elderly Syrian lawyer, arrested on 14 October at his office
and held in secret in a detention centre in the Kafr Sousa area of
Damascus. On 20 October, he was brought before the Military general
prosecutor who read out the charges against him. On 25 October, he will
be brought before a judge, who will decide whether he should face trial
on these charges. If the judge decides he should be tried, and he is
convicted, Haytham al-Maleh faces between three and 15 years’
imprisonment.
Haytham al-Maleh is facing charges of “insulting the president”,
“insulting the judiciary”, “conveying within Syria false news that could
debilitate the morale of the nation” and “weakening nationalist
sentiments”. The charges relate to an interview he gave in September to
European-based satellite broadcaster Baradda TV, and also articles and
reports he has published over three years about government corruption and
human rights abuses in Syria.
As he peacefully exercised his right to freedom of expression, I call on
you to release Haytham al- Maleh immediately and unconditionally unless
he is to be accused with recognizably criminal offences and tried
according to fair trial standards.
I also remind you that, in its quality of member state to the UN
Convention against Torture and other Cruel, Inhuman and Degrading
Treatment or Punishment, Syria must ensure that he will not be tortured
or otherwise ill-treated.
I urge you to ensure that he has access to any medical attention
he may require and that he is allowed to regular visits from his family.
Yours sincerely
[Signature]
MERCI D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT
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