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Les avocats Imad Mirghani Sid Ahmed et Alam Eldin
Abdelgaum et Abd Allah Abd Alghume ainsi que plusieurs
journalistes : Alfatih Abdallah journaliste au quotidien Al Sudani, Ghazafi Abdulmotalib ,
journaliste au quotidien Al Aya, Abuobaida Awad ,
journaliste au quotidien Ray Alsha'b Abualgasim Farahana ,
journaliste au quotidien Alwan, Raafat Hassan Abbas
, journaliste freelance ainsi qu'un professeur à l'Université de Khartoum, le Dr Mohamed Jalal Ahmed Hashim ont été arrêtées, le 13 juin, vers
23 heures, à la suite de manifestations contre le projet gouvernemental de
construction du barrage de Kajbar, dans l'État
soudanais du Nord, qui pourrait affecter plus d'une trentaine de villages de
la région. Les six hommes auraient été
transférés de Dongola à la prison de Kober, à
Khartoum, le 16 ou le 17 juin, où ils seraient actuellement détenues au secret, une situation qui les expose au risque
de subir des tortures ou d'autres formes de mauvais traitements.
Les avocats et les journalistes , ont été arrêtés par les forces de
sécurité à Dongola, la capitale de l'État du Nord. Ils rentraient ensemble de
Khartoum, la capitale du pays, où ils s'étaient rendus pour enquêter sur les
violences et les arrestations qui avaient suivi les manifestations contre le
projet de construction du barrage de Kajbar, le
même jour.
Plusieurs membres et sympathisants du Comité contre la construction du
barrage de Kajbar, groupe qui fait campagne en
faveur des communautés qui seront affectées par ce projet, ont également été
interpellés par les forces de sécurité à Khartoum. Raafat
Hassan Abbas, journaliste freelance, a été appréhendé le 13 juin, et Mohamed
Jalal Ahmed Hashim, professeur d'université, le 15.
Ces deux hommes auraient été arrêtés chez eux. Amnesty International ignore
où ils sont détenus. Elle ignore également si des charges ont été retenues
contre les personnes nommées plus haut.
L'article 31 de la Loi de 1999 relative aux forces de sécurité permet à
celles-ci de priver des personnes de liberté pendant une période pouvant
aller jusqu'à neuf mois, sans qu'elles aient la possibilité de faire
contrôler la légalité de leur détention.
INFORMATIONS GÉNÉRALES
Le 13 juin, des manifestants ont protesté contre la construction du
barrage de Kajbar à Farraig,
un village situé à 140 kilomètres au nord de Dongola. La police et les forces
de sécurité auraient ouvert le feu sur eux. Quatre personnes ont été tuées et
l'on déplore plus de huit blessés.
Le barrage de Kajbar est situé au niveau de la
troisième cataracte du Nil. Les habitants de la région affirment que les
autorités ne les ont pas consultés au sujet du projet de construction.
Dans le même État, le barrage de Méroé est en cours de construction à environ
350 kilomètres au nord de la capitale, Khartoum. Également connu sous le nom
de barrage d'Hamabad, il s'agit de l'une des plus
grandes installations hydroélectriques jamais réalisées en Afrique. Les
autorités soudanaises en ont entamé la construction en 2004. Plusieurs heurts
ont opposé la population de la région aux autorités locales responsables de
ce projet, et plusieurs personnes ont été arrêtées. Toutes ont été libérées.
ACTION RECOMMANDÉE : dans les appels
que vous ferez parvenir le plus vite possible aux destinataires mentionnés
ci-après (en arabe, en anglais ou dans votre propre langue) :
- dites-vous inquiet pour les hommes nommés ci-dessus, qui sont détenus au
secret ;
- engagez les autorités à leur permettre de recevoir sans délai des visites
régulières de leurs proches et d'avocats, ainsi que de bénéficier de tous les
soins médicaux qui pourraient leur être nécessaires ;
- exhortez les autorités à les libérer immédiatement, à moins qu'elles ne les
inculpent d'une infraction prévue par la loi ;
- demandez instamment l'abrogation de l'article 31 de la Loi de relative aux
forces de sécurité, qui permet de priver des personnes de liberté pendant une
période pouvant aller jusqu'à neuf mois, sans que celles-ci aient la
possibilité de faire contrôler la légalité de leur détention.
APPELS À
Ministre de l'Intérieur :
Prof. Al-Zubair Bashir Taha
Minister of Internal Affairs
Ministry of Interior, PO
Box 281, Khartoum, Soudan
Fax : + 249 183 774339
+ 249 183 776554 (Veuillez préciser :
«FAO Minister of Internal
Affairs»)
Formule d'appel :
Dear Minister, / Monsieur le Ministre,
Ministre de la Justice :
Mr Muhammad Ali al-Maradhi
Minister of Justice and Attorney General
Ministry of Justice
P.O. Box 302, Khartoum, Soudan
Fax : + 249 183 780796 (Veuillez
préciser : «FAO Minister of Justice»)
Courriers électroniques :
info@sudanjudiciary.org
Formule d'appel :
Dear Minister, / Monsieur le Ministre,
COPIES À
Rapporteur du Conseil consultatif des droits humains :
Dr Abdel Moneim Osman Taha
Rapporteur, Advisory Council for Human Rights
Khartoum, Soudan
Courriers électroniques :
human_rights_sudan@hotmail.com
Commité des droits humains :
Human Rights Committee
The Peoples Hall
Omdurman, Soudan
Fax : +249 187 560950
Courriers électroniques :
info@sudan-parliament.org
ainsi qu'aux représentants diplomatiques du Soudan dans votre pays.
PLUS D'APPEL – MERCI A TOUS ! .
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