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"La Campagne "Libérez Mohamed ABBOU ! "

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24 mai 2007

Parce qu'elle s'était rendue jusqu'à la prison du Kef (à 170 km à l’ouest de Tunis accompagnée de membres des organisations Human Rights First et Front Line

les gardes de la prison empêchent par la violence

Mohammed Abbou

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   empêché par la violence d'avoir son entetien hebdomaddaire

aves sa femme Samia

 

Source : Reporter sans Frontières – Protectiononline

 

 

 

 

La femme de Mohammed Abbou, Samia, s’est rendue le 24 mai à sa visite hebdomadaire à la prison du Kef, accompagnée de militants des droits de l’homme. Les gardes de la prison n’ont pas autorisé les membres des organisations Human Rights First et Front Line à le rencontrer. Samia s’est donc présentée seule à son mari. La loi autorise le couple à s’entretenir 15 minutes chaque semaine. Durant la conversation, lorsque Samia a déclaré avoir été accompagnée par une mission conjointe de militants des droits de l’homme, les gardes ont tiré un rideau pour séparer le couple et fait sortir Samia, mettant brutalement fin à l’entretien.

Samia Abbou a été très choquée par cette sanction arbitraire. Elle n’a par ailleurs eu aucune nouvelle de son mari depuis l’incident.

 

Le matin du 24 mai, Lassaad Jouhri, ancien prisonnier politique et membre fondateur de l’association internationale pour la défense des prisonniers politiques (AISPP) , qui s'apprétait à accompagner Mme Samia Abbou dans sa visite hebdomadaire à son mari Me Mohammed Abbou prisonnier d’opinion au prison du Kef, en compagnie d'une délégation de Front Ligne et de Human Right First  en visite de travail et de solidarité en Tunisie ,  a été arrêté et interrogé sur ses activités et notamment sur son intention d’accompagner les organisations Human Rght First et Front Line lors de la visite de Samia Abbou à son mari. Il à été gardé jusqu’au soir vers neufs heures pour être libéré.

 

Mme Natacha O’brien et Vincent Torest de Front Line, une fondation internationale pour la protection des défenseurs des droits de l’homme basée à Dublin en Irlande et Habib Nassar de Human Right First  basée à New York et attaché au programme des défenseurs des droits de l’homme au moyen orient et en Afrique du nord se trouvaient en Tunisie depuis quelques jour dans le cadre d’un atelier sur la sécurité informatique pour les ONG auqel devait participé des représentants de la société civile aussi bien de la Tunisie que du Maroc, du sahara occidental et de l’Algérie du 18 au 20 mai à l’hôtel El Khamsa à Gammarth et qui a été empêché d’être tenu.

 

Dans le communiqué publié par Front ligne aujourd’hui suite à cet incident Mme O’brien disait que « L’agression subi par Mohammed Abbou et sa femme aujourd’hui est emblématique de ce que nous avons été témoin tout au long de  notre mission commune de cinq jours en Tunisie où les défenseurs de droits de l'homme et leurs familles sont des victimes de répression intensifiée. » 

 

Depuis son incarcération, le 1er mars 2005, la femme du cyberdissident et ses enfants sont les cibles d’un harcèlement constant. Lorsqu’ils rendent visite à l’avocat, à 170 kilomètres de chez eux, ils sont fréquemment insultés et parfois même molestés.

 

Mohammed Abbou a été condamné à trois ans et demi de prison pour un article publié sur Internet dans lequel il comparait les tortures infligées à des prisonniers politiques en Tunisie aux exactions de soldats américains à Abou Ghraib.

 

 

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