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TUNISIE

3 décembre 2006  

Me Néjib Hosni, Me Abderraouf Ayadi, et Me Abdelwahab Maatar

empêchés de se rendre  de Tunis à Sousse afin de rendre visite à Moncef Marzouki, ancien président de la LTDH, inculpé d’« incitation à la désobéissance civile»

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Néjib HOSNI

 

L'OBSERVATOIRE

4 décembre 2006

 

 

Me Néjib Hosni, avocat spécialisé dans les droits de l’Homme et membre fondateur du Conseil national des libertés en Tunisie (CNLT), Me Abderraouf Ayadi, ancien membre du Conseil de l’Ordre et ancien secrétaire général du CNLT, Me Abdelwahab Maatar, avocat à Tunis et membre du Congrès pour la République (CPR, parti politique non autorisé)   ont décidé de se rendre à Sousse afin de rendre visite à M. Moncef Marzouki, ancien président de la LTDH, ancien porte-parole du CNLT et dirigeant du CPR. Ce dernier est inculpé d’« incitation à la désobéissance civile» pour avoir appelé le peuple tunisien, lors d’une interview diffusée par la chaîne Al-Jazira le 14 octobre 2006, à protester pacifiquement contre les restrictions imposées à leurs droits fondamentaux. M. Marzouki est passible de trois ans de prison.

Sur la route de Tunis à Sousse, les militants ont rencontré de nombreux barrages policiers, et ont été soumis à des contrôles d’identité qui ont parfois duré plusieurs heures. Une fois arrivés devant le domicile de M. Marzouki, ils se sont heurtés à un important déploiement de policiers et de membres des services de renseignements qui leur en a interdit l’accès. Ils ont aussi été insultés, menacés, et parfois malmenés.

De surcroît, en fin d’après-midi, M. Marzouki a été empêché de quitter son domicile pour repartir avec ses collègues à Tunis. Le chef de la police lui aurait clairement signifié qu’il avait reçu des instructions en ce sens.

Le même jour, un important dispositif policier a encerclé le siège de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH) où devaient se réunir d’anciens dirigeants de la LTDH qui ont constitué un comité de soutien à la Ligue. En particulier, la police a bloqué tous les accès du local.  

 

MERCI D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.

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