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IDHAE INFORMATION
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Alec Muchadehama et Andrew Makoni ont été arrêtés par
la police devant la Haute Cour du Zimbabwe le 4 mai 2007, après avoir remis
des documents au nom d’Amos Musekiwa, un militant détenu du Mouvement pour le
changement démocratique (MDC), le principal parti politique d’opposition. Alec
Muchadehama et Andrew Makoni ont été emmenés à la
section de maintien de l’ordre du poste de police central de Harare. Plus tard dans la soirée, un
juge de la Haute Cour a ordonné à la police de donner aux détenus accès à des
avocats et aux membres de leurs familles, ainsi qu’à de la nourriture et à
des soins médicaux. Des policiers auraient refusé d’obéir à cet ordre. Le 5
mai, la Haute Cour a pris une nouvelle décision de justice déclarant que
l’arrestation de ces deux hommes était illégale, et ordonnant leur
libération. Là encore, les policiers n’ont pas obéi, et auraient menacé
d’agresser les avocats représentant Alec Muchadehama et Andrew
Makoni, lorsqu’ils ont essayé de faire exécuter la décision
judiciaire. Les avocats détenus ont été libérés sous caution seulement le 7
mai, après avoir été inculpés d’« obstruction au cours de la
justice ». Le 6 mai, des policiers ont
fouillé les bureaux des avocats, et auraient saisi des documents protégés par
le statut de confidentialité client-avocat. Des avocats de Zimbabwe Lawyers
for Human Rights (Avocats du Zimbabwe pour les droits humains) – Otto Saki et
Lawrence Chibwe – ont été bousculés par un policier haut gradé lorsqu’ils ont
essayé d’empêcher la saisie illégale de ces documents. Le 8 mai, au cours duquel des policiers ont
violemment arrêté une manifestation de la société juridique du Zimbabwe,
organisée pour protester contre l’arrestation illégale et les mauvais
traitements infligés aux avocats Alec Muchadehama et Andrew
Makoni. Un avocat, Mordecai Mahlangu,
aurait été blessé lors de cet épisode. Des policiers ont également forcé
d’autres avocats – dont Beatrice Mtetwa, présidente de la société
juridique – à monter dans un camion de police, qui s’est dirigé vers la
banlieue d’Eastlea. Les policiers ont alors agressé les avocats avant de les
laisser partir. Selon Amnesty International, les
actions des policiers ont créé le trouble, révélant le harcèlement et
l’intimidation systématiques d’avocats représentant des militants des partis
d’opposition. Des policiers de la section du maintien de l’ordre de la CID
semblent opérer au dessus des lois, passant des détenus à tabac, refusant
d’exécuter des décisions de justice, et refusant aux militants détenus l’accès
à leurs avocats, à de la nourriture ou à des soins médicaux. MERCI D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT. |
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