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IDHAE INFORMATION
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José Humberto Torres Díaz, avocat travaillant pour
l'organisation non gouvernementale de défense des droits humains Comité de
solidarité avec les prisonniers politiques (FCSPP), dans la ville
septentrionale de Barranquilla (département de l'Atlantique), serait
surveillé par des inconnus, et son nom est apparu dans des documents
appartenant à des paramilitaires bénéficiant du soutien de l'armée. Sa vie
pourrait être en danger. Le 13
septembre, le FCSPP a fait part aux autorités gouvernementales chargées de
coordonner les programmes de protection des défenseurs des droits humains de
sa préoccupation face à la découverte, par la Fiscalía General de la Nación
(organe de l'État qui déclenche la procédure pénale, mène l'enquête et
prononce l'inculpation), d'un document mentionnant le nom de José Humberto
Torres Díaz ainsi que son adresse à Barranquilla. La Fiscalía General aurait
trouvé ce document en mai 2006, au domicile d'un dirigeant paramilitaire
régional appartenant aux Milices d'autodéfense unies de Colombie (AUC),
groupe paramilitaire de dimension nationale soutenu par l'armée. José
Humberto Torres Díaz y est désigné comme appartenant à l'Armée de libération
nationale (ELN). Les personnes accusées de faire partie de groupes de
guérilla par les forces de sécurité ou leurs alliés paramilitaires ont
souvent été, par la suite, victimes de graves violations de leurs droits
fondamentaux perpétrées par ces mêmes forces. Le document mentionnant le nom
de José Humberto Torres Díaz comporterait également une liste de personnes
qui ont été tuées depuis lors en raison de leurs liens supposés avec des
groupes rebelles. José
Humberto Torres Díaz a activement condamné le rôle que ledit dirigeant
paramilitaire régional aurait joué dans la mort, le 17 septembre 2004, du défenseur
des droits humains Alfredo Correa de Andréis. José Humberto Torres Díaz a
affirmé que, selon les dossiers de l'information judiciaire, le dirigeant
paramilitaire avait bénéficié de l'appui de la police et d'autres forces de
sécurité pour l'homicide d'Alfredo Correa de Andréis. Le 17 juin 2004,
celui-ci avait été arrêté puis placé en détention par le Département
administratif de sécurité (DAS), avant d'être libéré un mois plus tard. En
avril 2006, un ancien haut fonctionnaire du DAS a déclaré que le département
avait fourni une «liste noire» aux paramilitaires opérant dans le département
de l'Atlantique. Le nom d'Alfredo Correa de Andréis se trouvait, semble-t-il,
sur cette liste. Les
craintes concernant la sécurité de José Humberto Torres Díaz sont renforcées
par les informations selon lesquelles plusieurs hommes ont maintenu, ces
dernières semaines, une présence armée près de son domicile. D'après ses
gardes du corps, les véhicules de ces personnes appartiendraient au Service
des renseignements de la police nationale (SIPOL). INFORMATIONS
GÉNÉRALES Les
membres des forces de sécurité et des groupes paramilitaires ont
systématiquement qualifié de subversifs les défenseurs des droits humains et
ceux qui remettaient en cause leur impunité, et ont fréquemment fait suivre
ces accusations de graves atteintes aux droits humains. Les forces de
sécurité ont également coordonné l'ouverture de poursuites judiciaires
arbitraires contre ces personnes, inculpées généralement de subversion, sans
preuves suffisantes ni enquêtes approfondies et impartiales. Ces affaires
sont souvent mises en sommeil mais les défenseurs des droits humains ayant
fait l'objet de ce genre de procédure arbitraire ont souvent par la suite été
menacés de mort ou tués. Le 5 août 2005, les poursuites engagées contre José
Humberto Torres Díaz ont été abandonnées. Les accusations portées contre lui
provenaient, semble-t-il, d'un document des renseignements militaires porté à
la connaissance du Comité de solidarité avec les prisonniers politiques (FCSPP).
José Humberto Torres Díaz avait ensuite été contraint de quitter le pays
pendant plusieurs mois par crainte pour sa sécurité. ACTION
RECOMMANDÉE : dans les appels que vous ferez parvenir le plus vite possible
aux destinataires mentionnés ci-après (en espagnol ou dans votre propre
langue) : -
exprimez votre inquiétude pour la sécurité de José Humberto Torres Díaz et de
ses proches, compte tenu des informations selon lesquelles le nom de cet
homme serait cité dans des documents appartenant à des paramilitaires
soutenus par l'armée ; exprimez également votre inquiétude quand au fait
qu'il soit surveillé par des personnes soupçonnées d'appartenir au Service de
renseignements de la police nationale ; -
engagez les autorités à prendre des mesures de protection efficaces en faveur
de José Humberto Torres Díaz et des autres membres du Comité de solidarité
avec les prisonniers politiques (FCSPP) victimes de menaces, après avoir
consulté ces personnes, afin qu'elles puissent poursuivre en toute sécurité leurs
activités légitimes et essentielles en faveur des droits humains ; -
demandez instamment qu'une enquête exhaustive et impartiale soit menée sur
les liens entre les forces de sécurité et les groupes paramilitaires, que les
conclusions de ces investigations soient rendues publiques, et que les
personnes soupçonnées de soutenir ces groupes ou d'en faire partie soient
traduites en justice ; - priez
les autorités de prendre sans délai des mesures afin de démanteler les
groupes paramilitaires, conformément aux engagements pris par le gouvernement
et aux recommandations formulées par les Nations unies et d'autres
organisations intergouvernementales ; -
appelez les autorités à élaborer, en collaboration avec les défenseurs des
droits humains, des propositions en vue de la mise en œuvre des principes de
la Déclaration sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et
organes de la société de promouvoir et protéger les droits de l'homme et les
libertés fondamentales universellement reconnus, et à rendre ces propositions
publiques. APPELS
À Président
de la République : Señor
Presidente Álvaro Uribe Vélez Presidente
de la República, Palacio de Nariño, Carrera
8 No.7-2, Bogotá, Colombie Fax : +
57 1 337 5890 / 342 0592 Formule
d'appel : Excmo.
Sr. Presidente Uribe, / Monsieur le Président, Ministre
des Affaires étrangères : Dra.
María Consuelo Araújo Ministra
de Relaciones Exteriores Ministerio
de Relaciones Exteriores Calle
10 No 5-51, Palacio de San Carlos, Bogotá, Colombie Fax : +
57 1 562 7822 Formule
d'appel : Sra.
Ministra, / Madame la Ministre, Procureur
général : Dr.
Mario Germán Iguarán Fiscal
General de la Nación Fiscalía
General de la Nación Diagonal
22B 52-01 (Ciudad Salite), Bogotá, Colombie Fax : +
57 1 570 2000 (un message préenregistré en espagnol vous indique alors de
composer le numéro de poste 2017) Formule
d'appel : Estimado
Sr.Germán, / Monsieur le Procureur général, COPIES
À Procureur
des droits humains : Sr.
Volmar Antonio Pérez Ortiz, Defensor
del Pueblo, Defensoría
del Pueblo, Calle
55, No. 10-32/46 oficina 301, Bogotá,
Colombie Comité
de Solidaridad con los Presos Políticos (CSPP, Comité de solidarité avec les
prisonniers politiques) : Fundación
Comité de Solidaridad con los Presos Políticos, Calle
26 No. 4 A-45, piso 12 torre KLM, Apartado
Aéreo 22803, Bogotá, D.C., Colombie MERCI D'INTERVENIR IMMEDIATEMENT |