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IDHAE INFORMATION
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Rolando Jiménez Posada, 36 ans , est avocat et
directeur du Centro Democrático Pinero de Derechos Humanos (Centre
démocratique Pinero des droits humains) créé en juillet 2002. Le 6
avril 2007, Rolando Jimenez Posada a été
condamné à 12 ans de prison par un tribunal de La Havane lors d'un procès
"secret", accusé notamment d'"insolence" envers le
président Fidel Castro, pour avoir tagué «A bas Fidel Castro !» et
d'autres slogans du genre sur certains murs de la capitale. Il était détenu
depuis le 25 avril 2003 dans la prison de Guayabo, sur l’Île de la Jeunesse. En
janvier 2002, il avait été licencié de son emploi de conseiller juridique
dans un institut de médecine vétérinaire en raison, semble-t-il, de problèmes
avec le Département de la sécurité d’État. Au cours des dernières années, il
a été arrêté et menacé à maintes reprises. Le 10
décembre 2001, alors qu’ils participaient à un rassemblement pacifique
organisé pour célébrer l’anniversaire de la Déclaration universelle des
droits de l’homme, Rolando Jiménez Posada et plusieurs autres personnes ont
été roués de coups ; ils ont ensuite été poussés dans des voitures de police
et abandonnés dans un endroit reculé de l’Île de la Jeunesse. Le 12
juin 2002, après avoir participé à une marche pacifique pour la libération de
prisonniers politiques, il a été détenu pendant quelque temps et menacé
d’emprisonnement s’il continuait à mener des activités d’opposition. Le 31
juillet 2002, il aurait été menacé à son domicile de Nueva Gerona, capitale
de l’Île de la Jeunesse, après qu’il eut distribué des exemplaires de la
Déclaration universelle des droits de l’homme. Le 25 août 2002, il aurait de
nouveau été menacé chez lui par des agents du Département de la sécurité
d’État : ces derniers l’ont averti qu’il serait incarcéré s’il poursuivait
ses activités publiques de soutien aux prisonniers politiques. Plus
récemment, il a été arrêté le 25 avril 2003 après la perquisition de son
domicile par des agents du Département de la sécurité d’État et par des
policiers. Ils auraient confisqué des documents imprimés, en particulier un
livre contenant des adresses de groupes anticastristes en exil. Il a dans un
premier temps été annoncé que Rolando Jiménez Posada était détenu dans les
locaux du ministère de l’Intérieur à Nueva Gerona. Là, un fonctionnaire
aurait promis à son épouse, mère de leur fils de quatre ans, une aide
financière et un bon emploi si elle abandonnait son mari. En juin 2003, selon
certaines sources, Rolando Jiménez Posada devait comparaître en même temps
que Rafael Millet Leyva devant un tribunal de l’Île de la Jeunesse ; il
aurait été accusé de «propagande ennemie», d’«outrage» et d’«espionnage»,
apparemment pour avoir écrit des slogans antigouvernementaux sur des
bâtiments publics. Cependant, il n’avait toujours pas été formellement inculpé ni
jugé. Copyright © 2006 by IDHAE- European Bar
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