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IDHAE INFORMATION
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Nasser Zarafshan, avocat de plusieurs familles d'intellectuels et journalistes, assassinés en 1998, Zarafshan a été condamné en mars 2002 à cinq ans de prison par le Tribunal Militaire de Téhéran l'a condamné à trois ans de prison pour "détention d'armes et d'alcool". Il l’a condamné à deux ans d'incarcération supplémentaires pour avoir « répandu des informations confidentielles ». lors d'entretiens avec la presse concernant le procès des assassins des intellectuels iraniens, qui avait pris fin en janvier 2001. Un portrait IDHAE de Nasser
Zarafshan (Copyright IDHAE 2006).
Nasser
Zarafchan a été poursuivi pour avoir osé critiquer le déroulement du procès
des assassins des six intellectuels iraniens, retrouvés morts fin 1998 dans
l'affaire des «meurtres en série». Ce procès, qui impliquait des membres des
puissants services de renseignement de la République islamique, a débouché
sur la condamnation des exécutants, et non des commanditaires de ces
assassinats. Nasser
Zarafchan avait dénoncé les insuffisances de l'enquête et l'absence
d'informations déterminantes dans les dossiers d'instruction. Il a également
été inculpé de détention d'armes et d'alcool dans son cabinet d'avocats, à la
suite d'une perquisition effectuée à son bureau en l'absence de son avocat,
alors que lui-même se trouvait en détention. Le procès secret - au cours duquel Nasser
Zarafchan a été arrêté puis relâché deux jours après - s’est tenu le 3
novembre 2001 devant le Tribunal militaire de Téhéran. Le 19 mars 2002, il a
été condamné, par le Tribunal Militaire de Téhéran à trois ans de prison pour
« détention d’arme ». Il a été également condamné à deux années de prison
pour avoir rendu publiques des informations d’État ( à savoir ses positions
prises lors d’entretiens avec la presse, concernant le procès d’assassinats
des intellectuels iraniens) et à 70 coups de fouet pour détention illicite
d'alcool. Cette décision de cinq années d'emprisonnement a été confirmée en
appel le 15 juillet 2002. Il s'est vu en outre interdire l'exercice de la
profession d'avocat pendant cinq ans alors que seule une juridiction
disciplinaire d'avocats est en droit de prendre une telle sanction. son appel
devant la Cour suprême n'est pas suspensif Bien que
son avocat ait demandé que les effets du jugement soit suspendu en raison de
son mauvais état de santé puisque, Nasser Zarafchan a été arrêté le 7 août
2002, avant la date à laquelle il devait se présenter dans les locaux de
l'Edare-ye Amaken, un organisme chargé de veiller au respect des bonnes
mœurs, et incarcéré à la prison d'Evin. Son pourvoi en cassation a été rejeté
le 25 novembre 2003. Nasser
Zarafshan souffre d’une affection rénale chronique qui, d’après l’équipe
médicale de la prison d’Evin, nécessite des soins spécialisés. De multiples
requêtes ont été déposées afin qu’il soit autorisé à quitter la prison pour
bénéficier de ces soins, mais il semble qu’elles aient été bloquées par le
procureur général de Téhéran. En
décembre 2004, l’état de santé de Nasser Zarafchan s’est détérioré à la suite
d’une grave inflammation rénale et il a dû être hospitalisé dans la prison
d’Evin. Le 6 décembre, son avocate, Shirin Ebadi, a demandé qu’il soit
hospitalisé à l’extérieur de la prison. Les autorités
pénitentiaires comme le médecin de Nasser Zarafchan se sont déclarées
favorables à ce qu’il reçoive des soins médicaux. Ils lui ont accordé une
permission de vingt-quatre heures, mais le procureur de Téhéran, Said
Mortazavi, a refusé de donner son accord à cette sortie, bien qu’il souffre
de longue date d’un problème rénal qui nécessite des soins médicaux, ce qui
est contraire à l’article 291 du Code iranien de procédure pénale. Fin
avril 2005 , Nasser Zarafshan a entamé une grève de la faim pour protester
contre ses conditions de détention, et principalement le refus des soins et
le placement dans une cellule de prisonniers condamnés pour des crimes
violents. Il a recommencé à s’alimenter lorsque l’administration
pénitentiaire s’est engagée à le remettre dans une cellule avec des
prisonniers politiques et de l’autoriser à quitter la prison pour recevoir
des soins médicaux. A la
suite d’une campagne internationale, la Justice Iranienne a accepté, le 4
juillet 2005, de libérer Nasser Zarafchan temporairement afin qu'il puisse
recevoir traitement médical du rein. Il a subi une intervention chirurgicale
. Il a du retourner à la prison d’Evin, le 23 juillet. Il est
emprisonné depuis le 7 août 2002 soit depuis trois ans et 9 mois . Informations
générales : En juin
2004, Human Rights Watch a révélé dans un rapport que le gouvernement iranien
a intensifié sa politique de torture, d’arrestations arbitraires et de
détentions d’opposants politiques. Le rapport fournit des éléments prouvant
que l’utilisation systématique de l’isolement carcéral (« le trou ») à durée
prolongée a pour but d’anéantir la volonté des dissidents et d’obtenir des
confessions par la force. Le rapport décrit aussi en détail les services de
renseignement dont les agents, liés au système judiciaire, sont directement
responsables pour la détention et la torture des personnes critiquant le
gouvernement, dirigeant des interrogatoires abusifs et violents, agressant
les détenus et leur conseillant vivement de signer de fausses déclarations,
allant jusqu’à proférer eux-mêmes des menaces. Plusieurs membres de
l’autorité judiciaire, dont le procureur de notoriété publique Said
Mortazavi, ne remplissent manifestement plus leur devoir consistant à rendre
la justice de façon équitable préférant au contraire donner l’ordre de
torturer des détenus politiques.
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