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IDHAE INFORMATION
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Anouar Bounni (ou Anwar
al Bunni – en arabe ميشيل
كيلو) , accusé de "propagation de fausses informations", a été
condamné à cinq ans de prison par le tribunal pénal à Damas, a indiqué son
avocat Khalil Maatouk. Il a
été condamné en outre à "verser 2.000 dollars comme indemnités au
ministère des Affaires sociales et du Travail", M. Bounni appartenant à
une organisation des droits de l'Homme qui n'a pas "obtenu une
autorisation" officielle, selon l'avocat. Ouvert en octobre, son procès a été reporté au 21
janvier 2007, puis ajourné au 20 mars « pour permettre aux avocats de la
défense de compléter leurs plaidoiries » et notamment d’interroger la famille
de Chaher Haissa, un détenu dont Anouar Bounni avait annoncé la mort en
prison sous la torture. La dernière audience a eu lieu le 3 avril 2007
consacrée aux plaidoiries de la défense. Anouar Bounni soutenait qu’il était
jugé « pour ses opinions » et qu’« il n’avait en rien violé la Constitution
et les lois ». Ses avocats ont plaidé non coupable en faisant valoir une «insuffisance
de preuves ». Le tribunal pénal à Damas a rendu son
verdict le 24 avril 2007 et l'a donc condamné au maximum de la peine encourue
: 5 ans de prison et 2000 $ d'indemnités au ministère des Affaires
sociales et du Travail. Il est
actuellement en prison jusqu'à mai 2011.
Bien
qu’il soit derrière les barreaux, Anwar al Bunni continue à œuvrer en faveur
des droits humains. La semaine dernière, il a ainsi adressé une lettre au
président Bachar el Assad dans laquelle il demande au chef de l’État
d’ordonner une enquête sur les conditions carcérales. Il expose notamment que
les 6 000 personnes détenues dans la prison d’Adhra sont régulièrement
frappées, injuriées et terrorisées, et qu’ont leur impose aussi des
privations (sortie, télévision, radio). Complément d’information Depuis
de nombreuses années, Anwar al Bunni milite en faveur des droits humains en
Syrie et défend des prisonniers d’opinion et d’autres détenus politiques.
Cette action est manifestement la raison pour laquelle il a fait l’objet de
diverses formes de harcèlement : convocation par les forces de sécurité,
mesures disciplinaires prononcées par l’Ordre des avocats de Damas,
interdiction de se rendre à l’étranger, entre autres. En
Syrie, les prisonniers politiques et détenus d’opinion présumés sont toujours
jugés lors de procès qui ne respectent pas les normes internationales
d’équité, qu’ils comparaissent devant un tribunal pénal, un tribunal
militaire, une cour de sûreté de l’État ou un tribunal militaire d’exception.
Ces juridictions ne disposent pas de l’indépendance nécessaire et, de l’avis
général, sont sous l’influence des forces de sécurité et du pouvoir exécutif.
Les prévenus ne jouissent pas pleinement du droit de se faire assister par un
avocat. Les allégations de torture et de mauvais traitements ne font presque
jamais l’objet d’une enquête, y compris lorsque les prévenus indiquent que
leurs « aveux » ont été arrachés sous la torture. Amnesty
International a publié d’autres documents faisant état des persécutions dont
sont victimes les signataires de la « Déclaration Beyrouth-Damas ».
Veuillez vous reporter, notamment, à : Syrie. Nouvelle vague
d’arrestations de défenseurs des droits humains et de militants de la société
civile (MDE 24/038/2006), du 17 mai 2006 ;
Syrie. Le renvoi d’employés de l’État congédiés pour avoir exprimé leur
opinion bafoue les droits humains internationaux (MDE 24/045/2006), du 21 juin 2006 ;
et Syrie. Les mauvais traitements infligés aux prisonniers d’opinion doivent
cesser et les agents de l’État ayant commis ou facilité ces violences doivent
être poursuivis en justice (MDE 24/008/2007), du 15 février 2007. L'avocat
et défenseur des droits humains Anwar al-Bunni, le journaliste
Michel Kilo et l’ancien prisonnier d’opinion Mahmoud Issa ont été arrêtés en
mai 2006 après avoir signé la Déclaration Beyrouth-Damas. La Déclaration
appelait les gouvernements syrien et libanais à normaliser leurs relations en
échangeant leurs ambassadeurs et à définir des frontières communes. Les
hommes sont détenus à la prison d'Adra, près de Damas.
ACTION
RECOMMANDÉE : dans les appels que vous ferez parvenir le plus vite
possible aux destinataires mentionnés ci-après (en arabe, en anglais, en
français ou dans votre propre langue) : priez les autorités de veiller à ce qu’il ne soit nitorturé
ni maltraité pendant sa détention ; APPELS À : (N.B. :
L’obtention des lignes de fax peut se révéler difficile. Merci de vous
montrer persévérants.) Ministre
de la Défense : Ministre
de la Justice : Ministre
des Affaires étrangères :
MERCI D'INTERVENIR
IMMÉDIATEMENT |