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IDHAE INFORMATION
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Par un communiqué du 22 mars 2007 , le Comité Directeur de la Ligue Tunisienne pour la défense des Droits de l’Homme الرابطــة التونسيــة للدفــاع عن حقــوق الإنســـان - LTDH - dénonce ces violations répétées du droit de réunion et les sièges imposés aux locaux de la Ligue, aux sièges de partis politiques et aux cabinets de certains avocats. Un siège permanent est imposé aux membres du « Comité du 18 Octobre pour les Droits et les Libertés » par des agents de police généralement en tenue civile interdisent et à leurs domiciles. ainsi une réunion prévue le 5 mars 2007 au domicile de M. Jalloul Azzouna, membre du Comité et par ailleurs président de la Ligue des Écrivains Libres a été avortée de la sorte.
Cette interdiction de réunion a également touché les bureaux de certains avocats dont Me Raouf Ayadi qui a été empêché le 13 mars d’accueillir les membres du Comité de Soutien à M. Jalel Zoghlami privé de l’exercice de sa profession d’avocat par le recours du Procureur général en annulation de son inscription au barreau de Tunis. Au même moment le cabinet de Me Mokhtar Trifi, avocat et président de la LTDH était assiégé par des forces de police qui en interdisaient l’entrée à M Hamma Hammami, porte parole du PCOT venu transmettre une plainte relative aux persécutions policières dont il faisait l’objet et qui a été violemment agressé pour avoir refusé d’évacuer le lieu. Le bureau de Me. Ayachi Hammami a fait l’objet des mêmes pratiques durant une longue période et a été également interdit d’accès à M. Lotfi Hajji, président du Syndicat des Journalistes.
Des agents de police ont empêché le dimanche 18 mars M. Zied Douletli, membre du Comité du 18 octobre pour les droits et les libertés d’accéder au siège du Forum Démocratique pour le Travail et les Libertés pour participer avec certains membres représentant la société civile et des partis politiques à une réunion avec des membres du groupe socialiste du Parlement Européen.
Le 19 mars 2007, une délégation du Parti Communiste Ouvrier Tunisien composée de M. Hamma Hammami et Abdelmoumen Belâaanes a été empêchée par la police d’atteindre le siège du Parti Démocratique Progressiste pour y rencontrer des membres de la direction de ce parti malgré les protestations de son secrétaire général Mlle Maya Jribi,
Le 8 mars, la police avait également encerclé le siège du Conseil National pour les Libertés en Tunisie pour y interdire la tenue d’une conférence de presse d’une délégation de l’organisation « REPRIVE » en visite en Tunisie dans le cadre d’une campagne internationale pour la fermeture du camp de Guantanamo et aider certaines familles tunisiennes à défendre leurs membres qui y sont détenus.
Tout en considérant comme un signe positif la tenue à son siège de la conférence de presse pour la présentation du rapport annuel sur les défenseurs des droits de l’homme organisée conjointement avec la FIDH et l’OMCT, le Comité Directeur de la Ligue rappelle dans son communiqué que l’ensemble des locaux de ses sections régionales sont assiégés depuis septembre 2005 par des forces de police qui en empêchent tout accès et souhaite la levée de toutes ces interdictions, ainsi que celles imposées à son siège national.
Informations générales :
Les services de sécurité poursuivent leurs violations du droit de réunion allant jusqu’à interdire à des partis politiques légaux et à des associations reconnues de se réunir dans leurs locaux ou à en interdire l’accès à certains citoyens. En dehors de tout cadre légal, ces violations sont imposées par le recours à la force. Ainsi, le « Comité du 18 Octobre pour les Droits et les Libertés » est empêché de tenir ses réunions internes, qui se tenaient habituellement au siège du Parti Démocratique Progressiste ou à celui du Forum Démocratique pour le Travail et les Libertés, depuis que des agents de police généralement en tenue civile interdisent l’accès de ces lieux à toute personne non affiliée aux partis en question. Un siège permanent est imposé aux membres du Comité et à leurs domiciles. ainsi une réunion prévue le 5 mars 2007 au domicile de M. Jalloul Azzouna, membre du Comité et par ailleurs président de la Ligue des Écrivains Libres a été avortée de la sorte. Copyright © 2006 by IDHAE- European Bar
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