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IDHAE INFORMATION
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Le 29 avril 2005, Me Mohammed Abbou, membre de
l’Association internationale de soutien aux prisonniers politiques (AISSP),
ancien dirigeant de l’Association des jeunes avocats et membre du Conseil
national pour les libertés en Tunisie (CNLT), a été condamné à 3 ans et demi
de prison, à la suite d’un procès entaché de nombreuses irrégularités pour
avoir " attaqué une collègue ", ce qu’il dément vivement, mais
surtout pour avoir, dans des écrits sur le Web, comparé les prisons
tunisiennes à celle d’Abou Ghraib en Irak, et le président Ben Ali au premier
ministre israélien Ariel Sharon. (Voir : http://www.idhae.org/idhae-fr-page4.1.tun6.htm) Le 21 septembre, une journée
internationale sur « l’Etat de droit en Tunisie » sera organisée à
Genève en marge des travaux de la prepcom3 du SMSI. Cette journée est dédiée
à Mohamed Abbou,avocat en prison depuis le 1er mars 2005. Le même jour en Tunisie et partout dans le monde, des initiatives
sont organisées pour exiger sa libération. Cette journée lui est dédiée parce
que l’emprisonnement
de maître Abbou est symptomatique de la confiscation des libertés
fondamentales aujourd’hui en
Tunisie. En effet, en prenant en otage maître Abbou, Il s’agissait, pour le pouvoir, de réduire
au silence les défenseurs de droits humains, en punissant pour l’exemple l’une de leur figure emblématique qui s’est toujours constituée bénévolement
dans des affaires se rapportant aux délits d’opinion et
aux droits humains, et s’est
illustré par son activité associative au sein du Comité directeur de l’Association des Jeunes Avocat de
Tunisie, ainsi qu’au sein du
CNLT, du CIJ et de l’AISPP.
Maitre Abbou est également un militant actif de la lutte contre la corruption
et était l’un des
rares avocats qui acceptait de se constituer dans les affaires de corruption
où étaient impliqués les proches de la famille du président Ben Ali. Il fait face aujourd’hui dans sa
prison du Kef à des conditions d’emprisonnement
inhumaines et dégradantes prohibées par les instruments internationaux
relatifs au traitement des détenus. Son incarcération arbitraire constitue une atteinte flagrante à
la liberté d’expression.
Mohamed Abbou a été jugé et condamné en appel en juin 2005 à trois ans et
demi de prison ferme pour avoir exercé sa liberté d’expression ; La principale charge
retenue contre lui repose sur une tribune publiée sur la liste de diffusion
Tunisnews, critiquant les prisons tunisiennes comparées à la prison
iraquienne d’Abu
Ghraieb ; Sa condamnation à trois ans et demi de prison ferme, illustre
à souhait l’absence d’une justice indépendante. Son procès a
été, selon tous les observateurs présents, une parodie de procès sans
interrogatoire ni plaidoiries et où les droits de la défense ont été violés
systématiquement. Afin de le salir, le tribunal l’a condamné pour une deuxième charge -
en violation des règles de procédure- celle de l’agression d’une « collègue » proche du
pouvoir, inventée de toutes pièces, à l’appui de
documents falsifiés, et après avoir refusé d’entendre
les témoins de l’incident,
établissant le caractère mensonger de la plainte. Le cas de maître Mohamed ABBOU cristallise les principales
violations des droits humains que connaît la Tunisie aujourd’hui. En exigeant sa libération, nous
exigeons en même temps : 1-la libération de tous les prisonniers d’opinions détenus arbitrairement dans
les prisons tunisiennes (Prisonniers d’Ennahdha,
les internautes de Zarzis, de l’Ariana, de
Bizerte...etc) 2- La levée de toute tutelle de l’exécutif sur la Justice et le barreau
3- la levée de toute forme de censure sur la liberté d’expression et l’arrêt de la criminalisation de cette
liberté. 4- La levée de toutes les entraves judiciaires et administratives à
l’activité
des défenseurs et notamment la liberté de se réunir, de former des
associations en toute indépendance. Actions Les actions prévues durant cette journée sont variées et se
déclinent selon les dispositions des partenaires impliqués dans cet événement
(Lettres adressées aux ambassades de Tunisie à l’étranger, pétitions, actions urgentes,
web actions, SMS actions, meetings, rassemblements, conférences, articles de
journaux...etc.) Supports commun Une affiche et un bandeau de site web s’affichant le 21 septembre sur tous les
sites web des parties prenantes à cet événement sont prévus, avec le slogan
utilisé par les avocats durant leur sit-in en mars dernier "Free
Abbou". ACTION
RECOMMANDEE :Demandez la libération immédiate de Me ABBOU,
Exprimez votre condamnation contre les atteintes
gravissimes portées à l’endroit des vrais défenseurs de l’Etat de droit que
sont les avocats tunisiens,
APPELS A : :
M. Zine el-Abidine Ben Ali, Président de la République,
Palais de Carthage, 2016 Carthage, Fax : +216 71 744 721 ou +216 71 731 009 M. Mohamed Ghannouchi, Premier Ministère, Secrétariat
Général du Gouvernement, Rue de la Kasbah, 1008 Tunis, Fax : +216 71 562 378 M. Hédi M'henni, Ministère de l'Intérieur et du
Développement local, Avenue Habib Bourguiba, 1001 Tunis, Fax : +216 71 354
331 ; e-mail :mint@ministeres.tn M Dali Jazi, Ministère de la Défense Nationale, Avenue Bab
Mnara, La Kasbah, 1008 Tunis, Fax : +216 71 561 804 M. Bechir Tekkari, Ministère de la Justice et des Droits
de l'homme, 57, Boulevard Bab Benat, 1006 Tunis, Fax : +216 71 568 106 ;
email : mju@ministeres.tn S.E M. Habib Mansour, Mission permanente de la Tunisie, 58
Rue Moillebeau, Case postale 272, 1211 Genève 19 ; Fax : +4122 734 06 63 ;
Email : mission.tunisia@ties.itu.int |
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