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Ils croupissent quelque part seuls dans une cellule sans que personne ne songe à eux…

 

        ÉMIRATS ARABES UNIS

 

 Demander la libération de Mohammed al-Roken, avocat des droits de l’homme

 

 

 Mohammed al-Roken

 

Emprisonné depuis quatre ans dans la prison de al-Rezin à Dubaï

 

Cela fait désormais quatre ans que Mohammed al-Roken, 54 ans, est détenu à la prison d’al-Rezin aux EAU à la suite de sa condamnation en juillet 2013 par la Cour suprême fédérale chargée de la sûreté de l’État à 10 ans de réclusion ainsi qu’à un contrôle administratif de 3 ans pour avoir prétendument monté une organisation en vue de renverser le régime en place. Il s’est également vu interdire d’exercer l’activité d’avocat

 

Arrêté en juillet 2012, détenu dans une prison secrète, il affirme avoir été torturé et maltraité dans le but d’obtenir des preuves. Après un simulacre de procès collectif à huis clos, connu sous le nom des « 94 des Émirats », il a été condamné en juillet 2013, à 10 ans de prison, interdit d’exercer sa profession d’avocat et transféré dans l’une des prisons les plus redoutées des Émirats arabes unis. Au total, 69 personnes ont été condamnées, en juillet 2013, à des peines allant de sept à quinze ans au terme d'un procès politique.

 

Les « 94 » ont été accusés de "création l'établissement et d’exécution d'une organisation qui cherche à opposer les principes de base du système de gouvernance des EAU et de coup d’Etat» et «communication avec des personnes et les entités et les établissements internationaux et étrangers basés en dehors de l'État, afin de porter atteinte à l'image de l'Etat », accusations qui se réfèrent à des violations de l'article 180 du Code pénal-émirien.

 

Les juges saisis de l’affaire des «94 » n’ont pas procédé à l’examen des allégations de torture et de mauvais traitements soumises par les accusés. AU contraire, les juges de la Cour de sûreté de l’État ont utilisé les preuves obtenues par la torture en violation de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants à laquelle les EAU sont parties depuis 2012. Les accusés n’ont pas eu le droit de faire appel, les décisions rendues par la Cour Suprême fédérale étant définitives.

 

Lors du procès collectif, des « 94 », al-Roken s’est chargé de la défense et a dénoncé les mauvais traitements qu’ils subissaient : " il n’est pas facile de tendre la main sous la porte des toilettes implorant du savon, nu et les yeux bandés ».

 

Le traitement inhumain dont Mohammed al-Roken a souffert, et qu’il continue d’endurer, dans la prison d’al-Rezin a entrainé une détérioration de sa santé caractérisée par des évanouissements, de l’hypertension et une infection de l’oreille. La prison d’al-Rezin est connue pour son non-respect de l’Ensemble de règles minimales des Nations Unies pour le traitement des détenus à travers les nombreux harcèlements et abus des officiers envers les prisonniers et notamment l’utilisation de haut-parleurs comme moyen de pression sur les détenus.

 

Le Groupe de travail sur la détention arbitraire a appelé les autorités des EAU à libérer Mohammed al-Roken et à le réhabiliter. La Rapporteuse spéciale pour l’indépendance des juges et des avocats a, pour sa part, dénoncé la torture et les mauvais traitements subis par des personnes arrêtées aux EAU et s’est dite préoccupée par les intimidations, les menaces et les arrestations auxquelles sont confrontés les avocats aux EAU.

 

 

Rappel :

 

Mohammed Abdullah al-Roken a été interpellé le 17 juillet à 1h30 alors qu’il était en route pour un poste de police à Dubaï afin de signaler la disparition, survenue cinq heures auparavant, de son fils Rashid Mohamed al-Roken et de son gendre Abdullah al-Hajeri.

 

Mohammed al-Roken était l’un des avocats de la défense dans l’affaire très médiatisée concernant cinq militants politiques – connus sous le nom « UAE 5 », les « Cinq des Émirats » – qui ont été arrêtés, jugés et condamnés à une peine de prison par un tribunal-émirati en novembre 2011 pour avoir insulté publiquement de hauts représentants de l'État mais en réalité pour avoir tenu un forum internet critiquant la politique du gouvernement des EAU et les dirigeants, avant d'être libéré en vertu d’une amnistie présidentielle. Mohammed al-Roken avait tenu à présider le comité de défense des accusés émiratis dans l’affaire « Cinq des Émirats » et avait fait connaitre au grand public les injustices dont ils ont été victimes. Il a réclamé leur libération et a contesté la constitutionnalité de leur détention et du retrait de leur nationalité émirati, critiquant les violations et irrégularités de la Constitution des EAU ainsi que du Décret sur le retrait de la nationalité.

 

Mohammed al-Roken avait demandé dans les jours précédant son arrestation, que son client Ahmed Abdul Khaleq, blogueur de 35 ans, qui défend les droits de la minorité bidun (Arabes apatrides) des Émirats arabes unis - l’un des « Cinq des Émirats » - ne soit pas expulsé. Considéré comme apatride par les Émirats arabes unis, Ahmed Abdul Khaleq, né dans les Émirats arabes unis, n'avait jamais vécu ailleurs Il était détenu sans inculpation depuis le 22 mai et menacé de le demeurer sans limite s’il ne quittait pas les Émirats arabes unis. Les autorités l’ont contraint, le 16 juillet 2012, à s’exiler vers la Thaïlande avant de procéder quelques heures après, à l’arrestation de son avocat.

 

Depuis mars 2012, Mohammed al-Roken défendait les membres de l'association Reform and Social-Guidance - Daawat al-Islah (Appel à la Réforme), une association non-violente politique prônant une plus grande adhésion aux préceptes de l'islam, qui ont été arrêtés. Ils sont accusés, d’avoir établi et de gérer une organisation dans le but de commettre des crimes contre la sécurité d'état. Ils sont également accusés d'avoir des liens avec des « organisations étrangères et des agendas extérieurs ».

 

Mohammed al-Roken était harcelé depuis plusieurs années en raison de son engagement public pour les droits de l’homme.

 

Durant ces deux dernières décennies, Mohammed al-Roken s’est consacré à la défense et à la promotion des droits de l’homme et des libertés fondamentales tout en soulignant leur universalité et indivisibilité.

En mars 2011, Mohammed et 132 autres personnes (professeurs d’université, juges et étudiants, notamment) avaient signé une pétition réclamant des réformes démocratiques dans les Émirats arabes unis.

En réponse, le gouvernement s’en est pris vivement aux militants, menant en particulier plusieurs vagues d’arrestations.

 

En 2006, Mohammed al-Roken avait été arrêté et détenu après qu'il eut accordé une interview à une chaîne arabe de télévision par satellite sur le conflit du Liban. Il avait été libéré sans avoir été inculpé mais il lui avait été interdit depuis, de donner des entretiens aux médias, de publier des articles ainsi que de donner des conférences à l'Université d'al-Ain.

 

En 2004, il avait demandé aux autorités l’autorisation de créer une association ayant pour objectif de défendre les droits de l’homme aux EAU. L’autorisation lui fut refusée mais octroyée à des personnalités proches du régime. (Voir Ces avocats …2012 et 2013…)

 

A lire aussi :

 

 

L’APPEL :

 

Mohammed al-Roken a besoin de votre attention et de votre soutien.

 

Mohammed al-Roken est un éminent avocat et professeur. Il a consacré sa vie à la défense et à la promotion des droits de l’homme et des libertés fondamentales tout en soulignant leur universalité et indivisibilité. Il est persécuté pour son travail pacifique en tant qu’avocat dans la protection des droits de l’homme.

 

Mohammed al-Roken a été arbitrairement arrêté le 17 juillet 2012 avec son fils Rachid Mohammed al-Roken et son gendre Abdullah El Hajiri dans les cadre de mesures prises par les autorités pour réduire au silence les dissidents pacifiques et les demandeurs de réforme.

 

Détenu dans une prison secrète, il affirme avoir été torturé et maltraité dans le but d’obtenir des preuves. après un simulacre de procès collectif de 94 militants et détracteurs du gouvernement, condamné en juillet 2013, à 10 ans de prison, interdit d’exercer sa profession d’avocat et transféré dans l’une des prisons les plus redoutées des Émirats arabes unis. Les accusés n’ont pas eu le droit de faire appel, les décisions rendues par la Cour Suprême fédérale étant définitives.

 

La criminalisation de Mohammed al-Roken vise à entraver son militantisme en faveur des droits de l’homme, son travail d’avocat des réformistes détenus arbitrairement pour leurs opinions et leur opposition au régime ainsi que son action destinée à souligner les défis auxquels ils doivent faire face dans leur lutte pour les droits de l’homme et est par conséquent inacceptable.

 

Mohammed al-Roken était harcelé depuis plusieurs années en raison de son engagement public pour les droits de l’homme : intimidations, menaces, arrestations arbitraires, interdiction de voyager, saisie du passeport, interdiction d’enseigner, d’écrire pour les journaux et de s’exprimer devant les médias et a même été victime de disparition forcée, en violation de la Constitution des EAU et des dispositions de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, à laquelle les EAU refusent d’adhérer et protéger les droits de l’homme et les libertés fondamentales universellement reconnus (Déclaration sur les défenseurs des droits de l’homme) de 1998, selon laquelle « Chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation des droits de l’homme et des libertés fondamentales aux niveaux national-et international. »

 

Avec l’Observatoire, demandez aux autorités des ÉMIRATS ARABES UNIS  de :

- libérer immédiatement et sans condition Mohammed al-Roken et tous les prisonniers d’opinion

- garantir leur protection contre tout acte de torture et mauvais traitements.

- garantir à tous les défenseurs des droits de l’homme la liberté d’agir et de s’exprimer sans crainte de représailles, conformément aux normes du droit international-des droits de l’homme, y compris la Déclaration des Nations Unies sur les défenseurs des droits de l'homme.

 

 

 

 

 

VOUS AUSSI

AGISSEZ AU PLUS VITE !

LETTER I N ENGLISH PLEASE



Ecrivez immédiatement en arabe, en anglais ou dans votre propre langue pour:

Demander la libération de Mohammed al-Roken, avocat des droits de l’homme

 

 

[Votre nom ici] 

Subject: Demande de libération de Mohammed al-Roken, avocat des droits de l’homme

Excellence,

Mohammed al-Roken purge actuellement une peine de dix ans de prison à Dubaï. Il est emprisonné dans des conditions extrêmement difficiles, dans la prison de al-Rezin à la suite de sa condamnation par la cour de sureté de l’état, dont les jugements sont définitifs et ne bénéficient pas de droit de recours, à 10 ans de réclusion.

Il lui a été reproché d’ avoir monté une organisation en vue de renverser le régime en place, à la suite de sa défense des prisonniers d’opinion poursuivis pour porté atteinte à la réputation des EAU et de ses institutions.

Mohammed al-Roken a été victime de nombreuses violations des droits de l’homme notamment de disparition forcée, arrestation arbitraire, harcèlement, abus, privation de son droit de recevoir des visites, d’avoir d’accès à son avocat et à des soins médicaux en plus d’avoir été privé de son droit à un procès équitable (dissimulation de preuves et de détails sur les charges de l'État Procureur, pas le droit d'interjeter appel de la décision du tribunal, les détentions dans des lieux inconnus)

La condamnation de Mohammed al-Roken vise à entraver son militantisme en faveur des droits de l’homme, son travail d’avocat des réformistes détenus arbitrairement pour leurs opinions et leur opposition au régime ainsi que son action destinée à souligner les défis auxquels ils doivent faire face dans leur lutte pour les droits de l’homme.

Je vous demande donc de :

- libérer immédiatement et sans condition Mohammed al-Roken et tous les prisonniers d’opinion

- garantir leur protection contre tout acte de torture et mauvais traitements.

- garantir à tous les défenseurs des droits de l’homme la liberté d’agir et de s’exprimer sans crainte de représailles, conformément aux normes du droit international-des droits de l’homme, y compris la Déclaration des Nations Unies sur les défenseurs des droits de l'homme.

Veuillez agréer, Excellence, mes salutations respectueuses.

 

[Signature]

 

 

 

MERCI D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT

 

RESERVE AUX MEMBRES DE L'IDHAE

 

ÉCRIVEZ AU PRESIDENT DES ÉMIRATS ARABES UNIS

EXHORTEZ-LE A ORDONNER LA LIBERATION IMMEDIATE ET

SANS CONDITION DE MOHAMMED AL ROKEN.

 

ADRESSE :

 

His Highness Sheikh Khalifa bin Zayed

al-Nahyan, President of the United Arab

Emirates, Ministry of Presidential-Affairs,

Corniche Road, Abu Dhabi PO Box 280,

ÉMIRATS ARABES UNIS

Fax : +971 2 622 2228

Courriel : ihtimam@mopa.ae

Formule d’appel : Your Highness, / Monseigneur,

 

 

Vice President and Prime Minister

HH Sheikh Mohammed Bin Rashid al-Maktoum

Prime Minister’s Office

PO Box: 212000

Dubai,

ÉMIRATS ARABES UNIS

Fax: +971 4 330 4044

Email: info@primeminister.ae

Twitter: @HHShkMohd

Salutation: Your Highness

 

 

 

 

Minister of Interior

Sheikh Saif bin Zayed al-Nahyan     

Ministry of the Interior

Zayer Sport City, Arab Gulf Street, Near to Sheikh Zayed Mosque

PO Box: 398

Abu Dhabi

ÉMIRATS ARABES UNIS

 

Fax: +971 2 402 2762 / +971 2 441 5780

Twitter: @SaifBZayed

Email: (via website): https://www.moi.gov.ae/en/contactus/contactusform.aspx

Salutation: Your Highness

 

 

COPIES A :

 

Crown Prince of Abu Dhabi

Sheikh Mohammed Bin Zayed al-Nahyan

Crown Prince Court

King Abdulaziz al-Saud Street

PO Box: 124

Abu Dhabi,

ÉMIRATS ARABES UNIS

Fax: +971 2 668 6622

Twitter: @MBZNews

 
 

 

 

 

 

 

 

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MERCI D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT

 

 

 

 

 

 

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