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URGENT ACTION

 

INDE

24 août   2006

 


Leitangthem Umakanta Meitei

avocat et secrétaire général de la

Société des peuples indigènes menacés, Manipur)

interpellé chez lui le 23 août 2006

et inculpé

 

Un juge  a ordonné leur libération sous caution, mais Leitangthem Umakanta Meitei   n’accepte pas d’acquitter la somme demandée

les charges étant injustifiées

 

Leitangthem Umakanta Meitei avocat et secrétaire général de la Threatened Indigenous People's Society, Manipur (TIPS, Société des peuples indigènes menacés, Manipur)   - a été interpellé chez lui le 23 août 2006, à 4 heures du matin. D'après son épouse, la police n'a pas présenté de mandat d'arrêt. Or, lorsqu'elle s'est rendue, avec le frère de son mari, au poste de police d'Imphal pour lui rendre visite, la police leur a montré un mandat datant l'arrestation au 24 août à 9 h 30.

Quant à Yengkokpam Langamba Meitei – secrétaire public de la TIPS et porte-parole d'Apunba Lup, une coalition manipurienne d'organisations de défense des droits humains – il avait été arrêté chez lui, la veille,  le 23 août à 4 heures du matin par des policiers et des militaires. Ceux-ci lui ont présenté une note concernant la section 41 du Code de procédure pénale indien, qui autorise la police à arrêter une personne sans mandat ni ordonnance d'un magistrat.

 

Leitangthem Umakanta Meitei, avocat, et Yengkokpam Langamba Meitei ont tous deux été accusés d’entretenir des liens avec un groupe armé illégal. Un juge du Manipur a ordonné leur libération sous caution. Toutefois, ni Leitangthem Umakanta Meitei ni Yengkokpam Langamba Meitei n’acceptent d’acquitter la somme demandée car ils affirment que les accusations portées contre eux ne correspondent pas à la réalité.

Leitangthem Umakanta Meitei a comparu devant le juge le 29 août ; il est inculpé d’appartenance au Kanglei Yawol Kana Lup (KYKL), un groupe armé illégal. Comme l’enquête de la police n’est pas encore terminée, le magistrat a ordonné sa libération sous caution.

Leitangthem Umakanta Meitei, lui-même avocat, a demandé à la personne chargée de le représenter de requérir l’abandon de toutes les charges retenues contre lui car il affirme qu’elles ne correspondent pas à la réalité. Le juge a rejeté cette requête, étant donné que l’enquête n’en est qu’à ses débuts. Leitangthem Umakanta Meitei a également déclaré au tribunal qu’il avait été arrêté chez lui à 4 heures du matin le 24 août, alors que le mandat d’arrêt produit ultérieurement par la police datait son interpellation à 9 h 30 du matin.

Leitangthem Umakanta Meitei se trouve actuellement dans la prison centrale de Sajiwa. Il doit à nouveau comparaître devant le juge le 13 septembre. Selon les informations reçues, il a quelques problèmes de santé des suites d’actes de torture dont il a été victime en garde à vue. Le juge a demandé au policier chargé de l’enquête de lui soumettre avant la prochaine audience une déclaration au sujet de ces allégations de torture et du fait que, selon Leitangthem Umakanta Meitei, le médecin qui l’a examiné en garde à vue était un oto-rhino-laryngologiste, et qu’il n’était donc pas spécialisé dans le type de blessures qu’il avait subies.

Yengkokpam Langamba Meitei a comparu devant le juge le 1er septembre. Il a été inculpé d’appartenance et de soutien au KYKL en vertu des articles 38 et 39 de la Loi de 1967 relative à la prévention des activités illégales. Le juge a demandé sa libération sous caution au motif que les charges retenues contre lui n’étaient pas corroborées par les éléments de preuve présentés. Yengkokpam Langamba Meitei a cependant refusé de payer la caution sous prétexte que les accusations portées contre lui étaient dénuées de fondement. Il a donc été renvoyé en détention provisoire. Le juge a conclu que Yengkokpam Langamba Meitei avait été torturé par la police lors de sa garde à vue et a ordonné à l’administration de la prison centrale de Sajiwa de le faire examiner par un médecin homologué par les autorités sanitaires du Manipur.

 

 

 

ACTION RECOMMANDÉE : dans les appels que vous ferez parvenir le plus vite possible aux destinataires mentionnés ci-après (en anglais ou dans votre propre langue) :

  priez les autorités de veiller à ce que Leitangthem Umakanta Meitei et Yengkokpam Langamba Meitei reçoivent tous les soins médicaux requis par leur état de santé, en particulier pour les blessures résultant des actes de torture dont ils ont été victimes en garde à vue ;

- demandez-leur de s’assurer que ces hommes seront examinés par des experts indépendants afin de déterminer s’ils ont été torturés, de rendre publics les résultats de ces examens médicaux et de traduire en justice toute personne présumée responsable d’actes de torture ;

  • efforcez-vous d’obtenir la garantie que ces hommes seront traités avec humanité pendant leur détention ;
  • appelez les autorités à veiller à ce que toute procédure engagée contre les deux hommes satisfasse aux normes internationales d’équité, en s’assurant notamment qu’aucun élément obtenu par la contrainte ou la torture ne soit utilisé contre eux.

 

APPELS À

Premier ministre de l’État du Manipur : Mr. Okram Ibobi Singh

 Chief Minister, Manipur Government Secretariat Imphal 795 001, Manipur India Fax : + 91 11 2611 1803 Courriers électroniques : cmmani@man.nic.in Formule d’appel : Dear Chief Minister, / Monsieur le Premier ministre de l’État,

COPIES À :

Ministre de l’Intérieur : Shivraj Patil Minister of Home Affairs Ministry of Home Affairs 104 – 107 North Block New Delhi 110 001 Inde Fax : + 91 11 2309 2979

ainsi qu'aux représentants diplomatiques de l'Inde dans votre pays.

 

Téléchargez et utilisez la lettre de

of the Law Society of England and Wales.

 

MERCI D’ENVOYER LES APPELS IMMEDIATEMENT.

 

 

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